Les retouches

Arthur

Les retouches après reconstruction mammaire sont très fréquentes. Que cela soit après une reconstruction par prothèse ou par lambeau, le résultat initial peut nécessiter des ajustements. Ces interventions visent à améliorer le sein reconstruit, mais également à harmoniser le sein controlatéral.

Pour le sein reconstruit, les corrections peuvent porter sur le volume, la hauteur, la ptose et la texture. Du côté du sein controlatéral, l’objectif est d’obtenir une symétrie. Cela peut inclure une réduction mammaire, une augmentation ou une correction de la ptose.

Ces interventions ont pour but une amélioration nette, sans toutefois viser une perfection absolue. Des attentes réalistes permettent d’obtenir des résultats qui apportent une satisfaction significative. Chaque cas étant unique, le traitement doit être adapté de manière personnalisée.

Le lipomodelage

Le lipomodelage repose sur le transfert de graisse, une technique basée sur le prélèvement de graisse en excès pour la réinjecter au niveau du sein. Ce procédé comble les zones mammaires déficientes grâce à une greffe de graisse prélevée sur le corps de la patiente. Cette méthode peut améliorer le volume, le décolleté ou encore le sillon sous-mammaire.

La lipoaspiration

Dans certains cas, la zone du sillon sous-mammaire ou la partie supéro-externe de la reconstruction peut présenter un excès de relief. La lipoaspiration permet de réduire ces excès de graisse, grâce à une technique identique à la première étape du lipomodelage, appelée liposuccion.

Changement de prothèse

Lorsqu’une reconstruction mammaire implique l’utilisation de prothèses, des ajustements peuvent être nécessaires. Ces modifications concernent la taille ou la forme de la prothèse pour corriger des plis, des vagues, une ptose ou une hauteur inadéquate. Durant cette intervention, le sillon sous-mammaire peut également être retravaillé, tout comme une éventuelle capsule trop marquée.

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Le sein controlatéral

La reconstruction mammaire ne garantit pas toujours une correspondance immédiate avec le sein opposé. Si ce dernier est plus petit, plus volumineux ou présente une ptose, des corrections pour la symétrisation peuvent s’avérer nécessaires.

Lorsque le volume du sein controlatéral doit être augmenté, cela peut se faire à l’aide d’une prothèse ou par lipomodelage. À l’inverse, une réduction mammaire classique, souvent réalisée en T inversé (cicatrice verticale sous l’aréole et dans le sillon sous-mammaire), peut être pratiquée pour réduire son volume. Enfin, la correction de la ptose permet de repositionner le mamelon et d’améliorer l’apparence générale du sein.

La plaque aréolo-mamelonnaire

La reconstruction de la plaque aréolaire et du mamelon constitue une étape essentielle pour finaliser la reconstruction mammaire. Bien qu’elle soit intégrée dans le processus global de reconstruction, cette intervention est souvent considérée comme une retouche. Elle peut inclure une amélioration esthétique ou une correction secondaire pour affiner le résultat initial.

Avantages, inconvénients et risques

Les retouches après reconstruction mammaire impliquent des interventions chirurgicales. Il est essentiel de bien réfléchir aux résultats attendus et de discuter des objectifs avec le chirurgien. La quête d’une certaine perfection reste subjective, et il n’est malheureusement pas possible de recréer un sein identique à celui opéré. Cependant, ces retouches peuvent significativement améliorer la qualité de vie et l’apparence globale, à condition d’avoir des attentes réalistes.

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