RM Lambeau Dorsal

Arthur

Définition

La reconstruction mammaire par greffe de tissu, communément appelée « reconstruction mammaire par lambeau du grand dorsal », constitue une des méthodes de reconstruction post-mastectomie. Elle intervient en transférant des tissus – peau, graisse, muscle – depuis le dos vers la poitrine pour recréer le sein manquant. Cette procédure peut être complétée par l’ajout d’une implantation prothétique pour ajuster la taille du sein reconstruit. Ce processus chirurgical a pour but de restaurer le volume et le profil du sein en apportant un segment cutanéo-musculaire, ce qui contribue à un aspect plus naturel.

Indications

Lorsqu’une mastectomie complète est la seule option pour éliminer un cancer du sein, la reconstruction par lambeau dorsal peut être envisagée. Elle peut être proposée suivant la mastectomie ou de manière retardée, après évaluation de la possibilité de radiothérapie. Parfois, elle représente une issue lorsque d’autres méthodes de reconstruction, comme celles par prothèse, ne sont pas réussies ou non appropriées.

Modalités

L’intervention est généralement pratiquée sous anesthésie générale. Lors d’une reconstruction immédiate, le processus débute par l’élimination du cancer du sein. L’incision est oblique et basse pour rester discrète et la peau issue du lambeau dorsal sert dans la reconstruction. Un curage axillaire ou une biopsie du ganglion sentinelle peut être aussi réalisés simultanément.

Préparation

Une évaluation préopératoire par un anesthésiste est nécessaire pour déterminer la faisabilité de l’anesthésie générale. Il est impératif d’être à jeun avant l’opération et de suivre les recommandations de l’équipe médicale concernant la prise de médicaments et l’arrêt du tabagisme.

Procédure

Le chirurgien utilise le muscle grand dorsal, non essentiel pour la plupart des mouvements quotidiens, en conservant son apport sanguin et en le transposant vers le thorax via un tunnel sous-cutané. Les possibilités d’associer une prothèse ou de recourir à un lipomodelage sont également envisagées pour un résultat esthétique optimal.

A lire aussi :   Curage axillaire

Après l’intervention

L’hospitalisation dure généralement entre trois et cinq jours. Des antalgiques et des anticoagulants sont prescrits pour gérer la douleur et prévenir les risques thromboemboliques. Un suivi régulier est mis en place pour surveiller la cicatrisation et prévenir toute complication.

Alertes post-opératoires

En cas de symptômes tels que la fièvre, les saignements excessifs, une douleur incontrôlable ou des problèmes de cicatrisation, il est crucial de contacter un spécialiste sans tarder.

Avantages et risques

Cette technique de reconstruction est avantageuse puisqu’elle offre un résultat plus naturel, mais n’est pas dépourvue de risques. Les complications possibles incluent la mauvaise cicatrisation, les hématomes, les infections, la nécrose cutanée et parfois la défaillance du lambeau.

Considérations supplémentaires sur la reconstruction mammaire

Lorsqu’on considère la reconstruction mammaire, il est important de prendre en compte l’équilibre et l’harmonie du corps. La symétrie entre les deux seins, le confort et le bien-être psychologique de chaque patiente sont des aspects cruciaux. Par conséquent, la reconstruction de l’aréole et du mamelon ainsi que la symétrisation du sein opposé sont des interventions complémentaires qui devraient être discutées lors du processus de reconstruction mammaire. Assurer une approche globale et personnalisée est essentiel pour répondre aux attentes et améliorer la satisfaction des patientes.

Laisser un commentaire

− 1 = 1